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Talcs. Les salariés ont décidé par referendum de reprendre le travail hier à 13 heures.

Luzenac. Fin de conflit à Rio Tinto et reprise du travail- 

DDM
Extraits :
Fin de conflit à Rio Tinto et reprise du travail Talcs.

Les salariés ont décidé par referendum de reprendre le travail hier à 13 heures.

[...] une rude bataille est livrée en Bourse entre Rio Tinto et BHP Billington, groupes rivaux historiquement.

 
La réunion entre les salariés grévistes de Rio Tinto Minerals-Talcs de Luzenac et la direction du site mardi soir (lire notre édition d'hier) a porté ses fruits. Hier matin, les salariés de l'entreprise se sont réunis et, par referendum, ont décidé de la reprise du travail, pour 13 heures.

Rappelons que l'objet du désaccord, qui a vu la grève durer presque six jours, était une revalorisation des salaires. Parmi les actions menées, un barrage filtrant avait été installé sur la RN 20 pendant deux heures dans la journée de mardi.

Les salariés ont obtenu des avancées qui leur ont donné satisfaction : une augmentation de 2, 3 % des salaires (qui inclut le rattrapage des 0, 8 % demandés depuis 2006), une prime « vacances » revalorisée et une prime exceptionnelle de 700 €. À noter que l'inquiétude des salariés, qui avaient perçu que la prime d'ancienneté serait comptabilisée dans l'augmentation, a été effacée. Cette dernière sera bien comptée à part.

Une fin de conflit qui, suivant le délégué syndical Pascal Pérès, satisfait donc les salariés, mais aussi la direction même de l'entreprise inquiète jusque-là sur les conséquences de la grève pour l'avenir des talcs. D'autant que la période reste charnière pour l'entreprise actuellement en négociation sur son avenir et sa vente (lire encadré).

Hier, les machines ont donc recommencé de tourner et le talc est de nouveau extrait de la plus grande mine à ciel ouvert du monde.


Un processus d'une année

Suite à l'OPA de l'été dernier, les talcs de Luzenac sont toujours à vendre. Hier nous avons pu joindre Laura Jones, chargée de communication du groupe qui avoue que pour l'heure « il n'y a pas vraiment d'avancée sur le sujet ». Les possibilités de vendre sont toujours explorées sans qu'aucune décision ferme ou définitive n'ait vu le jour. Actuellement une rude bataille est livrée en Bourse entre Rio Tinto et BHP Billington, groupes rivaux historiquement.

« Cette bataille, explique Laura Jones, a pris le dessus sur tout ce qui concerne la filière talc ». Elle avoue même que pour l'heure on ne connaît pas d'acheteur potentiel et conclut : « Le processus risque d'être très long. Il prendra au moins toute l'année 2008 ».

 

Publié le 31 janvier 2008 à 09h28 | Auteur : Jean-Christophe Thomas


 

Le mouvement se poursuit aux Talcs de Luzenac.

Luzenac. 5e jour de grève et RN 20 bloquée

Luzenac. 5e jour de grève  et RN 20 bloquée
DDM
Extraits :
Hier le personnel gréviste de Rio Tinto (environ 90 % de l'ensemble du personnel) a posé des barrages filtrants sur la RN 20, pendant une heure en fin de matinée et une autre heure en milieu d'après-midi.

Globalement, explique Pascal Pérès, délégué syndical, les automobilistes ont plutôt bien accueilli et entendu nos revendications.

À l'issue de cette opération filtrante sur la nationale, hier après-midi, les représentants des syndicats de Rio Tinto ont été reçus par le préfet, Jean-François Valette à Foix pour faire le point de la situation.

 

Cinquième jour de grève à Luzenac et le ton se durcit (lire nos précédentes éditions). Hier le personnel gréviste de Rio Tinto (environ 90 % de l'ensemble du personnel) a posé des barrages filtrants sur la RN 20, pendant une heure en fin de matinée et une autre heure en milieu d'après-midi. L'objectif était de sensibiliser les automobilistes aux revendications portant sur le pouvoir d'achat. « Globalement, explique Pascal Pérès, délégué syndical, les automobilistes ont plutôt bien accueilli et entendu nos revendications. Bien sûr il y avait quelques personnes de mauvaise humeur, mais c'est inhérent à ce genre d'opération ». Il est vrai que bloquer la route du ski en une journée ensoleillée ou celle de l'Andorre à l'heure de l'apéro peut se révéler risqué. Mais les enjeux sociaux l'ont emporté sur ceux des loisirs. Du côté du personnel des talcs les revendications restent identiques depuis le premier jour de grève. « Nous demandons 3,5 % d'augmentation et une prime de 500 €, poursuit Pascal Pérès. Il faut savoir que dans ces 3,5 % nous incluons les 0,8 % de rattrapage de 2006 que nous attendons toujours. Dans sa communication, la direction fait part d'une augmentation de 3,6 % (Lire «La Dépêche du Midi» d'hier) mais nous ne pouvons être d'accord avec son calcul, puisqu'elle inclut la prime d'ancienneté dans le pourcentage d'augmentation ».

À l'issue de cette opération filtrante sur la nationale, hier après-midi, les représentants des syndicats de Rio Tinto ont été reçus par le préfet, Jean-François Valette à Foix pour faire le point de la situation.

« Le préfet nous a donné son point de vue sur la situation, explique encore Pascal Pérès. Il a évoqué la direction de l'établissement et la négociation en cours. Selon lui « des concessions pourraient être faites ».

Alexander Kristen, directeur général de Rio Tinto Minerals-Talcs de Luzenac a annoncé, pour sa part dans la semaine « Grâce aux bons résultats 2007, le montant distribué en intéressement et participation sera supérieur d'environ 50 % à celui de l'an dernier, ce qui représente, en moyenne, plus de 1 000 € de plus pour chaque salarié, hors abondement ». Et il ne manque pas d'évoquer les conséquences que pourrait avoir la grève, si elle se poursuivait, sur « la santé économique » de l'entreprise.

Pour arriver à trouver un accord, les deux parties devaient à nouveau se rencontrer hier à 19 heures. A l'heure où nous écrivons ces lignes, cette réunion était toujours en cours. Débouchera-t-elle sur l'accord attendu ou le conflit se durcira-t'il encore ? La réponse sera donnée ce matin à l'heure d'ouverture de l'usine.

Les syndicats hier semblaient fermement déterminés à obtenir ce qu'ils réclament en terme de pouvoir d'achat. La direction affiche sa volonté de rester à l'écoute de faire des avancées. En bref, ce n'est pas parce qu'on travaille dans le talc, qu'on accepte d'être roulé dans la farine. Ni d'un côté, ni de l'autre.

 

Publié le 30 janvier 2008 à 09h20 | Auteur : Jean-Christophe Thomas

 


Luzenac. Les salariés de l'usine de Talc en grève

 
Aussi loin que l'on remonte dans le temps, les grèves ne sont pas monnaie courante à Talc de Luzenac. Pourtant les salariés ont cessé le travail hier matin. Une grève estimée à 97 % par les intéressés qui ont entamé les négociations avec la direction hier matin. Les salariés demandent une augmentation de 3,5 % de leur salaire, étant donné les conditions actuelles ; le pouvoir d'achat a baissé, ce n'est un secret pour personne. « Déjà, on nous devait 0,6 % depuis l'an dernier » indiquait l'un des salariés. Hier mati, les négociations ont été suspendues, peu avant 11 heures.

« La direction ne veut rien savoir, c'est un bras de fer qui s'annonce » déclarait le même salarié. L'autre point négocié par les représentants des syndicats, c'est l'embauche. Il y a trop d'intérimaires et pas assez de CDI, estiment les syndicalistes qui redoutent une précarisation du métier. Cependant ils ont prévenu que la grève était reconductible, « un phénomène exceptionnel ». Ils sont prêts à tenir ce pari. « On reste ferme » disaient les salariés hier matin. « De toute façon, on ne peut pas délocaliser la montagne ». Hier soir on en était toujours au même point. La direction concédait 3 % d'augmentation aux salariés, ce que les syndicalistes jugeaient insuffisant. En conséquence de quoi la grève a été reconduite pour au moins 24 heures. D'autre part, la CGT indique qu'elle suit de très près la situation de l'entreprise, dans la perspective d'une reprise par un autre groupe. On sait que Rio Tinto est vendeur, mais pour l'instant, il semble qu'il n'y ait pas d'acheteur. Les salariés, eux, sont inquiets.

 

Publié le 25 janvier 2008 à 11h12 | Auteur : J.M.

 

 


Le syndicat demande un groupe de travail pour anticiper les conditions de la cession par Rio Tinto des sites de Luzenac et Tarascon.

Luzenac & Tarascon. Talcs, Alcan-Sabart : la CGT anticipe la vente

Luzenac & Tarascon. Talcs, Alcan-Sabart : la CGT anticipe la vente
DDM
Extraits :
C'est cependant du second dont se préoccupait en l'occurrence le représentant syndical alors que Rio Tinto annonçait en novembre dernier sa volonté de vendre les deux entreprises ariégeoises du groupe anglo-australien, les Talcs de Luzenac et l'usine Alcan (ex-Pechiney) de Sabart à Tarascon.

En juillet 2007, Rio Tinto, deuxième groupe minier au monde avec 36 000 salariés, a lancé une offre publique d'achat (OPA) sur Alcan à hauteur de 44 milliards de dollars.

Pour tenter de résister, Rio Tinto doit démontrer à ses actionnaires qu'ils ont tout intérêt à rester fidèles.

 
« La vente d'une entreprise, il faut l'anticiper pour ne pas être pris de cours ». Une évidence énoncée hier matin par Christophe Couderc, secrétaire départemental de la CGT, valable selon que l'on soit actionnaire ou salarié. C'est cependant du second dont se préoccupait en l'occurrence le représentant syndical alors que Rio Tinto annonçait en novembre dernier sa volonté de vendre les deux entreprises ariégeoises du groupe anglo-australien, les Talcs de Luzenac et l'usine Alcan (ex-Pechiney) de Sabart à Tarascon. « Nous demandons la création d'un groupe de travail et de suivi sur l'ensemble des opérations de Rio Tinto avec des pouvoirs et des moyens d'intervention, explicite Christophe Couderc. Ce groupe serait composé de représentants de Rio Tinto, du personnel, de l'état, des élus et des organisations syndicales interprofessionnelles. Il s'agit clairement d'avoir un regard sur les entrepreneurs et d'anticiper les conditions et modalités des deux ventes ».

Dans l'après-midi de ce lundi, la CGT avait d'ailleurs convié les élus locaux de la haute Ariège, les parlementaires ainsi que les conseillers régionaux à une réunion préparatoire organisée dans la salle du conseil municipal de Tarascon. « Les discussions ont été constructives, livre le cégétiste. Chacun doit maintenant consulter de son côté et travailler les exigences que nous porterons ensemble. Nous avons prévu de nous réunir à nouveau le 11 février prochain ».

Pour anxiogène qu'elle soit, la stratégie capitaliste de Rio Tinto (lire ci-dessous) ne génère pourtant pas d'inquiétude directe sur la survie des deux entités. À court terme tout du moins. « Pour les Talcs, la matière première est en Ariège, il n'est donc pas possible de la délocaliser, seul le traitement du talc pourrait éventuellement, et en fonction de l'identité du repreneur, être assuré sur un autre site industriel », indique Michel Daynac, consultant du cabinet d'expertise Secafi mandaté par le comité d'entreprise de l'entreprise de Luzenac.

Son homologue en charge du dossier Alcan, Rémy Ménétrier se montre tout aussi prudent : « depuis quelques années l'usine de Sabart fonctionne bien. Seulement, les restructurations passées font que l'usine n'utilise que 20 % de l'espace du site. On peut donc tout imaginer : de la délocalisation totale avec vente des locaux, à une réindustrialisation. C'est pour cela qu'il est important d'anticiper cette vente : il faut absolument agir plus que réagir ».

En clair, se positionner en force de proposition (voire de pression) pour ne pas subir les événements.


Pourquoi vendre maintenant ?

Alcan-Sabart et les Talcs de Luzenac se portent bien. Les deux entreprises génèrent même du profit. Pourquoi vendre alors dans ces conditions ? « Justement parce que ces entreprises ont de la valeur », affirme en substance Rémy Ménétrier du cabinet d'expertise Secafi. Explications.

En juillet 2007, Rio Tinto, deuxième groupe minier au monde avec 36 000 salariés, a lancé une offre publique d'achat (OPA) sur Alcan à hauteur de 44 milliards de dollars. Aujourd'hui, Rio Tinto lui-même doit affronter une OPA initiée par son concurrent direct BHP-Biliton, qui se propose de le racheter pour 140 milliards de dollars ! Pour tenter de résister, Rio Tinto doit démontrer à ses actionnaires qu'ils ont tout intérêt à rester fidèles. Les liquidités libérées par les ventes des Talcs et d'Alcan permettraient alors à RT de « soigner » les dits actionnaires. Une analyse corroborée par Christophe Couderc : « Rio Tinto s'est officiellement engagé à augmenter de 30 % les dividendes en 2007, et d'au moins 20 % en 2008 et 2009 ». Reste à trouver l'argent nécessaire.


Les Talcs et Alcan-Sabart en chiffres

Talcs de Luzenac. Propriété de la division Rio Tinto Minérals du groupe Rio Tinto depuis 18 ans, l'entreprise emploie 273 salariés permanents et 75 saisonniers. En 2006, 431 000 tonnes de talc ont été produites, pour un chiffre d'affaires de 62 millions d'euros. Résultat opérationnel : 21 millions d'euros.

Alcan. Sur le site de Sabart, 50 salariés produisent annuellement 6 000 tonnes de billettes d'aluminium pour l'aéronautique (Aubert et Duval notamment). Alcan « pèse » 619 000 € de taxe professionnelle sur les communes de Tarascon, Alliat et Quié. Sabart est la dernière unité de l'ex-Pechiney encore détenue par Alcan en Ariège.

 

Publié le 15 janvier 2008 à 09h23 | Auteur : Nicolas Hubert



 

Malgré les crises, elles traversent les décennies.

Entreprises. Les centenaires en forme

Extraits :
Elles représentent un chiffre d'affaires global estimé à plus de 150 milliards d'euros, et emploient aujourd'hui plus de 700 000 personnes.

Une bonne santé qui milite en faveur de la gestion par des familles souvent plus attachées à la pérennité de leur entreprise que par le profit immédiat, à la différence des fonds d'investissement.

 

Les entreprises familiales centenaires sont environ 1 300 en France. Elles représentent un chiffre d'affaires global estimé à plus de 150 milliards d'euros, et emploient aujourd'hui plus de 700 000 personnes. Une bonne santé qui milite en faveur de la gestion par des familles souvent plus attachées à la pérennité de leur entreprise que par le profit immédiat, à la différence des fonds d'investissement. Dans la région Midi-Pyrénées, les exemples de réussite séculaire ne manquent pas. L'Ariège est un des terres les plus fertiles en matière d'entreprises centenaires : les Talcs de Luzenac, le groupe textile Michel Thierry… Mais seules les Forges de Niaux sont encore détenues par la famille Grenier. Fondée au XVIe siècle, l'entreprise compte aujourd'hui 126 salariés et s'est spécialisée dans la transformation d'acier pour l'équipement des machines agricoles.

hénaff en bretagne

Dans les autres régions, les entreprises centenaires traversent aussi les années. En Bretagne, les pâtés Hénaff, qui sont une des plus belles success story de la côte ouest, viennent de fêter leur centenaire. C'est en 1907 que Jean Hénaff, fondateur de l'entreprise, alors simple paysan breton, construit une conserverie réservée à la production locale de petits pois et de haricots verts. Pour combler l'activité en période creuse, il se lance dans la production de pâté. Henaff a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires de 44,8 m€, en hausse de 7,7 %, et détient près de 30 % de parts de marché sur son secteur.

Elle emploie 190 personnes et exporte 10 % de son activité vers cinquante pays : de l'Asie à l'Afrique en passant par l'Australie. C'est Jean-Jacques Hénaff qui dirige aujourd'hui l'entreprise.

 

Publié le 03 octobre 2007 à 08h51

 

 


Rio Tinto Minerals gardera-t-il son site ariégeois ?

Talcs de Luzenac (09). "Même vendu le site sera sauvé"

Talcs de Luzenac (09).
DDM
Extraits :
Jusqu'à la fin de l'année, expliquent-ils, toutes les divisions de Rio Tinto et d'Alcan sont passées en revue pour voir ce que le groupe conservera ou cédera.

Concernant le talc, le minerai à la chance de ne pas être financièment soumis aux cycles de production, comme le cuivre ou le minerai de fer, et le site de Trimouns peut fonctionner encore 70 ans (et peut-être davantage suivant ses réserves souterraines).

Leader mondial dans l'exploration, l'extraction et la production des minéraux industriels, Rio Tinto comprend plusieurs branches dont Rio Tinto Minerals.

Le chiffre d'affaires de Rio Tinto minerals est de 1, 1 milliard de dollars et celui de Rio Tinto de 25 milliards de dollars.

 
Nous avons évoqué dans notre édition du 1er août, l'OPA lancée par Rio Tinto sur Alcan qui pourrait, si elle aboutit (date butoir le 24 septembre), conduire la multinationale à céder les sites français de sa branche minérale, l'un dans le Nord, l'autre à Luzenac. Hier, Alexander Kristen directeur général de Talcs de Luzenac France et Laura Jones, directrice de la communication du groupe pour l'Europe nous en ont dit davantage sur ce qui pourrait se passer. «Jusqu'à la fin de l'année, expliquent-ils, toutes les divisions de Rio Tinto et d'Alcan sont passées en revue pour voir ce que le groupe conservera ou cédera. Les gouvernements canadiens et américains ont donné leur feu vert à l'OPA. Pour financer celle-ci, il n'y a pas vraiment nécessité de vendre. Mais un message est posé face aux actionnaires: Quel futur pour les sites et quelle stratégie désormais appliquer ?».

Rio Tinto Minerals ne connaît pas en effet de problèmes de trésorerie. Concernant le talc, le minerai à la chance de ne pas être financièment soumis aux cycles de production, comme le cuivre ou le minerai de fer, et le site de Trimouns peut fonctionner encore 70 ans (et peut-être davantage suivant ses réserves souterraines). En outre, en Ariège, outre la carrière de Trimouns, se trouve l'usine à Luzenac qui possède un vrai savoir-faire.

Les dirigeants sont donc confiants: même si l'unité devait être vendue, on ne pourrait pas délocaliser le site et donc la production et l'emploi resteraient préservés. «Nous sommes, poursuivent-ils dans une période d'incertitude. Longtemps Talcs de Luzenac a été une entreprise familiale. Maintenant elle est entrée dans le jeu de la mondialisation avec des achats et des ventes qui risquent de revenir fréquemment. Mais dans ce cadre, ce n'est que le directeur qui change».

Le laboratoire de recherches lié au site, en outre, semble confirmer cet optimisme, puisque de nouvelles applications y sont découvertes à un rythme soutenu et le positionnent comme leader mondial pour le talc (il n'existe qu'un seul autre laboratoire comparable au monde, à Denver aux Etats-Unis).

Du côté des salariés, toujours suivant la direction, il n'y a plus désormais de sureffectif à Luzenac et donc, même une éventuelle cession ne devrait pas s'accompagner de «dégraissage». Des informations au conditionnel qui seront confirmées quand la décision définitive sur l'avenir du site sera prise. Au plus tard à la fin de l'année.

Publié le 05 Septembre 2007

 

 

les chiffres

du talc

Qu'est ce que Rio Tinto ?

Leader mondial dans l'exploration, l'extraction et la production des minéraux industriels, Rio Tinto comprend plusieurs branches dont Rio Tinto Minerals. Cette dernière regroupe les sites d'extraction des borates (Argentine et Etats-Unis), des talcs (Autriche, Australie, Canada, France avec Luzenac, Italie, Espagne, Etats-Unis) et des sels (Australie uniquement pour l'Asie et le Moyen-Orient). Cette branche compte 3 300 salariés, 50 sites de production sur 5 continents et 2 500 clients directs dans le monde. Concernant le talc, il fournit 25% de la demande globale.

Le site de Luzenac.

Il produit 400 000 tonnes de talc par an pour les industriels du papier, des peintures, des plastiques, des caoutchoucs, des céramiques et des cosmétiques.

Chiffre d'affaires.

En 2006, Luzenac a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 90 millions d'€ dont plus de 50% à l'exportation. Le chiffre d'affaires de Rio Tinto minerals est de 1, 1 milliard de dollars et celui de Rio Tinto de 25 milliards de dollars.

Le site de Trimouns.

A 1 700 mètres d'altitude, c'est la plus grande carrière à ciel ouvert en exploitation dans le monde et la seule en activité en France. Un téléphérique long de 5 kilomètres permet de transporter le minerai vers l'usine.

Nombre de salariés.

A Luzenac , 280 salariés permanents et 75 employés saisonniers pendant la campagne d'extraction d'avril à novembre.

La carrière de Trimouns.

Elle s'est formé il y a environ 100 millions d'années, dans une faille comprise entre deux masses rocheuses.

Elle a déjà fourni près de 15 millions de tonnes de talc marchand. Le gisement s'étend sur deux kilomètres.

Parce que la veine s'enfonce dans le sous-sol, pour extraire le talc, il faut continuellement enlevre les roches stériles qui le recouvrent (il faut dégager 8 tonnes de déblais pour obtenir une tonne de talc).

 

Publié le 05 septembre 2007 à 10h21 | Auteur : Jean-Christophe Thomas Lire ci-contre


Grandes manœuvres dans l'aluminium.

Industrie. Le groupe Rio-Tinto absorbe Alcan

Extraits :
Pour la deuxième fois depuis 2003, l'usine de production d'aluminium de Lannemezan va changer de main.

Le scénario se répète aujourd'hui, car après avoir refusé une OPA hostile d'Alcoa, un géant mondial de l'aluminium, il semble bien que le groupe Alcan passe cette fois sous contrôle du groupe minier anglo-australien Rio-Tinto.

 

Pour la deuxième fois depuis 2003, l'usine de production d'aluminium de Lannemezan va changer de main. On se souvient qu'en 2003, le groupe canadien Alcan avait lancé avec succès une OPA sur Pechiney, propriétaire du site du Plateau, qui était passé à cette occasion dans le giron canadien. Le scénario se répète aujourd'hui, car après avoir refusé une OPA hostile d'Alcoa, un géant mondial de l'aluminium, il semble bien que le groupe Alcan passe cette fois sous contrôle du groupe minier anglo-australien Rio-Tinto. Pour Alban Regardier, le secrétaire du comité d'entreprise, une opération qui n'est bien sûr pas de nature à remettre en cause la fermeture de l'usine de Lannemezan et le déroulement du plan social.

LES ACTIONNAIRES

GAGNANTS

L'offre de Rio-Tinto prévoit la dissolution d'Alcan au travers de la création d'un groupe d'activité intitulé Rio-Tinto Alcan et dirigé par Dick Evans, le P-DG actuel d'Alcan. Ce qui fait dire aux syndicats qu'il sera le premier reclassé d'Alcan, sans toutefois savoir s'il bénéficiera d'un parachute doré.

L'activité du nouveau groupe se déclinera au travers de trois activités : bauxite alumine, dont le siège est à Brisbane, en Australie ; aluminium primaire avec siège à Montréal, au Canada, et produits usinés dont le siège est à Paris.

Selon Alban Regardier, ce sont les actionnaires qui sont les gagnants. Par contre, pour les salariés du nouveau groupe, on peut craindre le pire car certaines activités seront probablement vendues, comme l'activité d'emballages (12.000 salariés sur une cinquantaine de sites européens). Le groupe Alcan a accepté l'offre de Rio-Tinto à hauteur de 104 dollars l'action et avait refusé celle d'Alcoa qui s'établissait à 74 dollars.

 

Publié le 10 août 2007 à 10h27 | Auteur : A. M.


Fermeture. Pendant que le plan social suit son cours.

Lannemezan. Alcan : personne sur le carreau ?

Extraits :
Toujours selon Alban Regardier, en principe, selon les chiffres avancés par la direction d'Alcan, aucun salarié lannemezanais ne devrait rester sur le carreau.

Pour autant, des problèmes liés aux niveaux de rémunération ne sont pas à écarter et à négliger, s'agissant des salariés qui vont perdre le bénéfice de la convention collective des industries chimiques, dont on sait qu'elle est a priori plus favorable que celles qui prévalent au sein d'autres d'entreprises.

 
À l'heure où l'offre de rachat d'Alcan par le groupe minier anglo-australien Rio-Tinto a toutes les chances d'aboutir sur le Plateau, (notre article ci-dessous), le processus de fermeture du site d'Alcan de Lannemezan se poursuit inexorablement. L'occasion de faire le point avec Alban Regardier, le secrétaire du comité d'établissement de Lannemezan, s'agissant de la mise en œuvre du plan social. Selon le syndicaliste de la CFDT, la fermeture de l'usine est toujours fixée au 31 mars 2008. Plus que jamais, affirme Alban Regardier, car devant les résultats et les profits affichés par l'établissement lannemezanais, il est peu probable que le site ferme avant cette date. D'autant qu'en prolongeant l'activité jusqu'au bout, cela permettra à certains salariés de rejoindre peut-être Carbone Savoie, l'entreprise qui va s'installer sur le site, avec à la clef la création de 70 emplois.

Toujours selon Alban Regardier, en principe, selon les chiffres avancés par la direction d'Alcan, aucun salarié lannemezanais ne devrait rester sur le carreau.

Sur les 240 salariés (à l'exception des salariés en intérim non comptabilisés à l'effectif d'Alcan) un tiers d'entre eux au moins est concerné par les mesures d'âge du plan social, qui leur permettront de bénéficier d'un départ en préretraite.

CONVENTIONS COLLECTIVES

Pour le secrétaire du CE, au 31 mai, selon les chiffres avancés par la direction d'Alcan, il y a déjà eu 25 reclassements internes. Il reste donc des solutions de reclassement à trouver pour 112 salariés. Sur ces 112, outre les 70 qui pourraient rejoindre Carbone Savoie dans une unité de fabrication de cathodes à installer sur le site, 15 vont bénéficier d'une mutation à l'usine de Beyrède, qui appartient au groupe Alcan. Sept autres bénéficieront d'une mutation à Sabart, en Ariège, dans une autre unité du groupe. Tandis que les derniers salariés en attente de reconversion pourront bénéficier d'une embauche chez Knauff Insulation, l'usine de laine de verre qui doit s'installer sur le Plateau.

Selon Alban Regardier : « À défaut d'être exemplaire, la reconversion du site Alcan de Lannemezan se présente bien et ne devrait laisser aucun salarié sans emploi ».

Pour autant, des problèmes liés aux niveaux de rémunération ne sont pas à écarter et à négliger, s'agissant des salariés qui vont perdre le bénéfice de la convention collective des industries chimiques, dont on sait qu'elle est a priori plus favorable que celles qui prévalent au sein d'autres d'entreprises.

 

Publié le 10 août 2007 à 10h26 | Auteur : Alain Maillé.


Economie. Rio Tinto lance une OPA sur Alcan. Quel changement cela entraînera-t-il en Ariège ?

Ariège. Les talcs de Luzenac seront-ils mis en vente ?

Ariège. Les talcs de Luzenac seront-ils mis en vente ?
DDM
 
L'information qui avait filtré de façon confidentielle dans un premier temps est devenue officielle : Rio Tinto a lancé le 24 juillet une OPA sur Alcan-Péchiney, OPA qui a jusqu'au 24 septembre pour aboutir. Selon nos sources, si Rio Tinto sort vainqueur de cette opération, il serait contraint de vendre ses actifs industriels en France : le site de nitrates qui emploie 59 salariés dans le Nord et Talcs de Luzenac. Informés de la situation, les syndicats n'ont pas tardé à réagir, à travers Christophe Couderc délégué départemental de la CGT : « Cette information, nous a-t-il dit, est une grande surprise. On était loin de penser à ça. Le droit d'alerte sur le comité d'entreprise n'avait rien laissé entrevoir. A notre connaissance, à ce jour, il n'y a pas de repreneur. Rappelons que le chiffre d'affaires total est de 15 milliards d'euros, avec une forte valeur ajoutée à Luzenac. Nous nous intéressons à savoir qui pourrait être intéressé et nous espérons qu'il s'agira plutôt d'un industriel qui fasse du minéral, plutôt que d'un financier. Je n'en sais pas plus ».

une direction rassurante

Hier, nous avons pu joindre Laura Jones, responsable de la communication de Rio Tinto au niveau européen. Elle nous a bien confirmé le lancement de l'OPA de Rio Tinto sur Alcan, tout en précisant que Rio Tinto minerals, qui gère le site de Luzenac, n'est qu'une branche de Rio Tinto.

« La transaction est en cours, confirme-t-elle. Tout ce que nous pouvons confirmer pour l'instant est que si elle s'effectue, seule est concernée, dans l'immédiat, la division emballages d'Alcan, qui produit des cannettes de type boîtes de bière ou de soda. Déjà, une étude portait sur cette division. Pour le reste, rien n'est décidé. Il est clair que si la transaction aboutit, des études seront effectuées sur l'ensemble des secteurs d'activités ».

En clair, rien n'est exclu pour qui concerne le site ariégeois.

Alors que des inquiétudes ont surgi chez les salariés au sujet de l'alliance entre le lavelanétien Chargeurs fashion et le marocain Holfipar, alors que le sujet de Siemens par rapport au géant américain Continental interroge à Foix (nous reviendrons prochainement sur ce dossier), cette OPA suscite des craintes chez les salariés de Luzenac.

Décidément , cet été 2007 sera celui des bouleversements dans le tissu industriel ariégeois. Reste à savoir si toutes les inquiétudes qui font jour seront justifiées ou non.

 

Publié le 01 août 2007 à 12h46 | Auteur : Jean-Christophe Thomas


Ariege. Remous dans le talc.

Luzenac doit faire des économies

 
4 millions d'€ à économiser sur la masse salariale d'ici 2008 : telle est l'annonce qui sera communiquée jeudi au comité d'entreprise de Talc de Luzenac (société Rio tinto minerals), numéro 2 mondial de l'extraction.

La direction, par la voix de Christian Van Wynsbeghe, directeur des ressources humaines, confirme l'information que les syndicats (et en particulier la CGT) avaient en leur possession.

Dans un premier temps, ce sont 25 postes de salariés saisonniers qui sont supprimés dans l'entreprise.

Pour la direction « Les mesures prises actuellement devraient suffire pour maintenir la limitation des coûts que nous avons programmée ».

Des mesures qui s'accompagnent d'économies d'énergie et d'améliorations techniques sur le site. Pour les salariés, en revanche, l'inquiétude grandit. Ils ont décidé de mettre en place une procédure d'alerte et leur première action sera une distribution de tracts et une manifestation vendredi à Ax, au moment où se tient le congrès national des élus de la montagne (auquel trois ministres assisteront) pour interpeller les élus sur le devenir de la carrière de Trimouns.

 

Publié le 25 octobre 2006 à 10h12 | Auteur : J. -Ch. Thomas


 

ARIEGE. Economie. Des suppressions d'emploi parmi le personnel saisonnier à Luzenac.

Ariège. Un caillou dans le talc de Luzenac

Extraits :
Vingt-cinq postes de saisonniers supprimés et 4 millions d'€ d'économie à réaliser sur la masse salariale d'ici 2008 : que ce soit du côté syndical ou de la direction, les chiffres qui tombent actuellement à Talc de Luzenac sont identiques. ils seront confirmés jeudi lors d'un comité d'entreprise exceptionnel.

Ici, les économies qui sont à faire dans le projet Cap 2 007 sont de plusieurs ordres : économies d'énergie, amélioration des techniques et réduction de la masse salariale.

 
Vingt-cinq postes de saisonniers supprimés et 4 millions d'€ d'économie à réaliser sur la masse salariale d'ici 2008 : que ce soit du côté syndical ou de la direction, les chiffres qui tombent actuellement à Talc de Luzenac sont identiques. ils seront confirmés jeudi lors d'un comité d'entreprise exceptionnel. Déjà les syndicats, et en particulier la CGT, montent au créneau : « Des personnels de l'usine vont être affectés sur la carrière de Trimouns pour pallier le manque de saisonnier, et l'entreprise est bénéficiaire. l'argent gagné ne va servir, expriment les délégués syndicaux, qu'à garantir les revenus des actionnaires. Nous étions habitués à ce que les départs en retraite ne soient pas remplacés, voilà qu'on sabre encore dans le personnel ». Une procédure d'alerte est engagée par le syndicat qui prévoit également une distribution de tracts vendredi à Ax (le jour où trois ministres sont là pour le congrès des élus de la montagne). Et une décision qui rappelle un passé proche douloureux : celui du plan social de Luzenac Europe à Toulouse au début de l'été qui s'est terminé par une trentaine de licenciements.
« L'avenir passera par la maîtrise des coûts »

Hier, nous avons pu joindre Christian Van Wynsbeghe, directeur des ressources humaines, de la communication et de l'administration de « Rio tinto minerals », plus simplement Talc de Luzenac. Il explique : « Nous sommes numéro 2 mondial et avons regroupé nos activités de talc, sel et borate. Les processus mis en place doivent optimiser l'ensemble du groupe. Deux sites importants sont concernés, celui de Californie et celui de Luzenac. Ici, les économies qui sont à faire dans le projet Cap 2 007 sont de plusieurs ordres : économies d'énergie, amélioration des techniques et réduction de la masse salariale. Il est vrai que de 100 saisonniers par an, nous passerons à 75. Pour assurer l'avenir, comme le marché n'est pas en développement (nous sommes directement touchés par la crise du papier) je préfère que nous assurions la pérennité en nous basant, non sur la croissance, mais sur la maîtrise des coûts. Les personnels permanents, et surtout les locaux, ne seront pour l'heure pas concernés » dit-il de façon rassurante.

 

Publié le 25 octobre 2006 à 09h04 | Auteur : Jean-Christophe Thomas

 

 

 


le livre

l'épopée du talc de luzenac

Extraits :
L'ouvrage, remarquablement édité, est surtout illustré de magnifiques photographies, y compris des reproductions de documents anciens, qui retracent cette aventure à nulle autre pareille et qui envisage l'histoire du talc dans toute sa complexité: de la composition des roches duquel «l'or blanc» surgit jusqu'à ses usages les plus surprenants dans l'industrie et l'économie aujourd'hui.

 

Voici quelques semaines les Talcs de Luzenac fêtaient leur centième anniversaire. une date-clé pour une entreprise phare du département. Voici que la société des talcs vient d'éditer un magnifique ouvrage qui retrace l'histoire de la carrière, de l'entreprise et des hommes qui l'ont faite.

Tout le livre est articulé autour de huit chapitres chronologiques: le pays blanc, l'histoire du talc de Luzenac, le temps des pionniers (1840-1905), la naissance d'une grande société industrielle (1905-1014), les années noires (1914-1947), l'âge d'or (1947-2005), à quoi sert le talc ? et le talc de Luzenac et la photo.

C'est dire si derrière l'éditorial du directeur général Bernard Mabit, se trouve une véritable somme qui répond à toutes les questions que peut se poser le public sur cette exploitation «pas comme les autres».

L'ouvrage, remarquablement édité, est surtout illustré de magnifiques photographies, y compris des reproductions de documents anciens, qui retracent cette aventure à nulle autre pareille et qui envisage l'histoire du talc dans toute sa complexité: de la composition des roches duquel «l'or blanc» surgit jusqu'à ses usages les plus surprenants dans l'industrie et l'économie aujourd'hui.

L'historien retrouvera avec passion des affiches du siècle dernier, des photos des ouvriers et des drôles de machines qui servaient à l'extraction jusqu'à la technicité d'aujourd'hui.

Avec cet ouvrage, ce n'est pas seulement d'une activité dont on parle mais bien de l'âme d'un pays qui depuis cent ans vit au rythme du labeur des hommes au service d'une richesse unique.

Après l'avoir feuilleté, plus personne ne peut passer en voiture devant l'usine de Luzenac, sans penser à tous les enjeux économiques, humains,mais aussi environnementaux qui se jouent derrière les murs de l'usine.

L'histoire du talc c'est avant tout, et pour longtemps, une histoire des hommes

Publié le 15 février 2006 à 11h21 | Auteur : J. -Ch. T


Minerais. Le groupe réorganise ses filiales.

Luzenac regroupé avec Rio Tinto

Extraits :
Le groupe minier britannique Rio Tinto a annoncé le regroupement de trois de ses filiales spécialisées dans l'extraction et la distribution de minerai: Luzenac (talc: Europe, Etats-Unis, Asie Pacifique), Borax (borates: Etats-Unis, Asie, Europe) et Dampier Salt (sel solaire: Australie, Asie Pacifique).

Luzenac - qui a fêté son centenaire en septembre 2005 - a évolué d'une structure nationale vers une entité européenne avant d'être mondialisée l'an dernier pour répondre aux attentes de ses clients sur ses principaux marchés (papier, plastiques, peinture, céramique, agriculture, cosmétiques et industrie pharmaceutique).

Le groupe minier britannique Rio Tinto a annoncé le regroupement de trois de ses filiales spécialisées dans l'extraction et la distribution de minerai: Luzenac (talc: Europe, Etats-Unis, Asie Pacifique), Borax (borates: Etats-Unis, Asie, Europe) et Dampier Salt (sel solaire: Australie, Asie Pacifique). Le nouvel ensemble Rio Tinto Minerals compte 3000 salariés répartis sur 40 sites.

Luzenac (1400 salariés) dont le siège et le laboratoire de recherche pour l'Europe sont basés à Toulouse (120), dispose aussi d'un gisement à Luzenac en Ariège (300). L'ensemble du Groupe Luzenac produit 1,4 millions de tonnes de talc par an pour un chiffre d'affaires de 380M$ (318 M€). «Nous capitalisons sur nos ressources afin de réaliser des économies d'échelle et de maintenir notre croissance», souligne Manfred Hoscher, vice président opérationnel Europe de Rio Tinto Minerals. Selon la direction, les résultats de la branche minerais de Rio Tinto auraient baissé de 30% depuis 2001 et sa contribution aux résultats du Groupe serait passée de 30 % à 10%. Autres facteurs invoqués, la hausse des coûts (énergie, transports, équipements).

Ce regroupement ne devrait pas avoir d'incidence sur les effectifs du site ariégeois, bien que sa masse salariale ait diminué avec les départs à la retraite. En revanche la nouvelle organisation, qui sera effective au 1er janvier 2007, pourrait avoir un impact sur le site toulousain. Luzenac - qui a fêté son centenaire en septembre 2005 - a évolué d'une structure nationale vers une entité européenne avant d'être mondialisée l'an dernier pour répondre aux attentes de ses clients sur ses principaux marchés (papier, plastiques, peinture, céramique, agriculture, cosmétiques et industrie pharmaceutique). L'entreprise a été rachetée en 1988 par Rio Tinto. Avec cette fusion, une autre étape a été franchie: la nouvelle entité devrait pouvoir proposer des offres globales alliant plusieurs minerais. Les marques Dampier Salt, Luzenac Talc and Twenty Mule Team Borates sont conservées. Reste à savoir quel sera l'impact sur les sites français.

 

Publié le 14 mars 2006 à 11h27 | Auteur : Rachel Peralez